Familles des victimes de Mawazine : TEMOIGNAGES
Séquelles d’une tragédie
par Hicham Bennani
«Soyez patient, le dossier suit son cours, cela demande du temps, il est entre les mains du roi, on ne peut donc pas bousculer les choses, Dieu est grand ! Ne faites pas quelque chose qui va vous nuire. Il faut être patient». C’est ce que Abdelkrim Guellab, caïd du 15e arrondissement de Rabat a déclaré aux familles qui ont perdu un de leur proche en mai dernier, pendant un concert du festival Mawâzine. «Nous ne réclamons que nos droits les plus élémentaires !», clament d’une seule et même voix toutes ces familles. Elles sont onze. Onze familles qui attendent depuis des mois un geste de l’Etat. Toutes les victimes, âgées de 9 à 55 ans, sont principalement issues de quartiers populaires de Rabat ou Salé. «Depuis la mort de mon fils, c’est le parcours du combattant pour obtenir des informations sur l’avancement de l’affaire», témoigne Mohamed Naji, dont le fils Zouheir est décédé à Mawâzine à l’âge de 14 ans. En manque d’informations, ce père de famille sans emploi qui a encore six enfants à charge, a réuni toutes les familles des victimes durant le mois d’octobre, afin de constituer un groupe soudé qui puisse obtenir justice. Il a déposé une requête aux autorités mettant en avant les intentions des familles de faire avancer le dossier. (Lire la suite…)
Festival Mawâzine
Mawâz’in
par Hicham Bennani et Aïda Semlali
Le Festival Mawâzine enrichit sa programmation et annonce cette année la couleur : jouer dans la cour des grands festivals du monde. Ambiance, coulisses et indiscrétion, immersion dans une édition pas comme les autres.
16 mai. La date pouvait éveiller de biens mauvais souvenir. Mais ce jour-là, soit très exactement cinq ans après les attentats de 2003, les Rbatis et les visiteurs venus d’autres villes n’avaient d’yeux que pour le démarrage du festival Mawâzine Rythmes du Monde. Après une spectaculaire parade dans la capitale sur le Boulevard Mohammed V et des feux d’artifices, la légende Georges Benson a officié aux pieds des Oudayas pour ouvrir un festival qui, d’emblée, a donné le ton : l’heure est à la fête et à l’ouverture sur les cultures du Monde. Volonté implicite ou hasard du calendrier, à une triste date s’est substituée une autre, marquant le nouveau départ d’un festival appelé dès cette édition à devenir grand. (Lire la suite…)

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