Fouzia Assouli Vs Fatima Kheir
Fouzia Assouli,
présidente de la Ligue démocratique pour les droits de la femme (LDDF)
Dans un communiqué rendu public, vous vous dites profondément indignée par un spot publicitaire qui a été diffusé sur la chaîne El Aoula. De quoi s’agit-il ?
Le spot en question est diffusé depuis environ trois mois. Il représente une journaliste chargée de couvrir l’événement suivant : des femmes font une marche dans la rue brandissant des banderoles pour acheter leur marque de lessive préférée. Elles sont stigmatisées. Je n’ai pris connaissance de cette publicité que récemment. Elle est scandaleuse, parce qu’elle reproduit les stéréotypes, banalise le combat des femmes et crée un véritable amalgame chez les téléspectateurs. (Lire la suite…)
Larbi Essakalli
L’homme qui murmurait à l’oreille de Hassan II
Chef d’orchestre médiatique de l’ancien roi du Maroc, Larbi Essakalli était un pionnier du journalisme marocain. Retour sur une carrière riche en événements.
Par Hicham Bennani

« Amis téléspectateurs, bonsoir !» Une phrase courte, simple et directe que Larbi Essakalli prononçait à chaque journal télévisé dans les années 60. Ce pionnier du journalisme a roulé sa bosse sous le règne de deux rois emblématiques : Mohammed V et Hassan II. Et si les deux souverains fascinent encore de nos jours, c’est en grande partie grâce à l’image qu’ils dégageaient à travers les médias. La radio et la télévision entretenaient le lien entre le roi et le peuple, grâce à un chef d’orchestre : Larbi Essakalli. (Lire la suite…)

Boites de prod au Maroc
Le boom des boites de prod’
Par Hicham Bennani
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Des émissions télé au spot de pub, plus de 500 sociétés se partagent un marché juteux. Et l’octroi des nouvelles licences audiovisuelles risque d’accentuer le phénomène.
Chapeau melon, costume noir et blanc, un Charlot fait tourbillonner sa canne à la manière de l’acteur hollywoodien, devant les passants incrédules d’une ruelle obscure du centre-ville de Rabat. Derrière le vrai-faux Charlie Chaplin, l’équipe de Najat Kobi tourne un épisode de Aji Tchouf, émission de téléréalité à succès, diffusé depuis janvier 2007 sur Al Aoula.
Pour mettre en bobine son concept, inspiré de l’émission belge Striptease, la jeune femme a créé sa propre boite de production, après avoir s’être fait les dents sur le circuit. Une entreprise presque téméraire mais qui compte de plus en plus d’aventurier. Depuis 2005, les sociétés de production poussent comme des champignons. Et pour cause, cette année-là, la HACA (Haute autorité de la communication et de l’audiovisuel) impose aux chaines nationales, dans leur cahier des charges, de sous-traiter au moins 30% des programmes à des structures externes. S’ajoute, à l’été 2006, les premières licences audiovisuelles accordées par l’organisme. Aujourd’hui, la conjoncture leur est à nouveau favorable. Le petit milieu de l’audiovisuel est aux aguets, attendant l’annonce de la deuxième vague d’autorisations de la HACA. «D’autres boites de prod’ vont voir le jour car les nouvelles chaînes auront naturellement besoin de contenu », explique un professionnel du secteur. (Lire la suite…)
Réclame ramadanesque
Agglutinés devant leur petit écran à l’heure du f’tour, les téléspectateurs sont les cibles idéales de la déferlante publicitaire sur les chaînes nationales. Annonceurs et télés s’en donnent à cœur joie.
par Hicham Bennani
“Allahou Akbar !”. Il est 18h35. L’appel du muezzin retentit dans les rues… et dans tous les postes télé du royaume. Il est aussitôt suivi d’une avalanche publicitaire sur le petit écran : à peine affairés sur leurs bols de harira, les téléspectateurs sont bombardés d’une vingtaine de spots successifs, à peine entrecoupés de quelques émissions par-ci et capsules par-là. Pourtant, ils sont rares à dégainer leur télécommande pour aller voguer sous d’autres cieux cathodiques. Même les chaînes satellitaires françaises, comme les arabophones, pourtant si populaires, perdent soudain de leur attrait. Question : au-delà de la multiplication de nouveaux programmes, quelle est donc la raison de ces retrouvailles inopinées entre les téléspectateurs et le PAM ? (Lire la suite…)
26 minutes chrono
Une galerie de personnages ordinaires, dont le quotidien bascule en 60 minutes. C’est la recette d’Une heure en enfer, une série qui risque de réconcilier beaucoup de Marocains avec leur petit écran.
Par Hicham Bennani
Les habitants de Aïn Sebaâ n’en reviennent toujours pas. En juillet dernier, des badauds du quartier ont pu assister, les yeux écarquillés, à un braquage de banque à l’américaine. L’un d’eux raconte : “Une Mercedes avec une plaque française a stationné devant la banque. Deux hommes cagoulés en sont sortis, pistolet à la main, pour s’engouffrer dans l’agence. Quelques minutes plus tard, le premier est ressorti avec un gros sac. Le deuxième, en fuyant, s’est fait percuter de plein fouet par un véhicule”. En fait de braquage, il ne s’agissait que d’un échantillon du deuxième épisode d’Une heure en enfer, série diffusée le vendredi soir sur la chaîne Al Aoula. Un concept aussi simple qu’original. Chacun des épisodes de 26 minutes suit les péripéties d’un ou plusieurs personnages dans les rues de Casablanca. Une heure dans leur vie au terme de laquelle leur existence bascule. L’ensemble est construit en 24 épisodes, comme autant d’heures, figurant une journée et une nuit dans la métropole. Et tous les genres y passent : drame, action, comédie, polar… (Lire la suite…)
Salim Cheikh
Un ange sans ailes
Les dégâts de Mostafa Benali, ancien DG de 2M, atteignant leur paroxysme, Salim Cheikh a été désigné pour prendre sa place. Quelle sera sa marge de manoeuvre ?

L’histoire de la deuxième chaîne marocaine est parsemée de péripéties, dignes d’un thriller hitchcockien. Et ce n’est pas près d’être terminé. Mardi 24 juin, Salim Cheikh a été nommé Directeur Général de 2M par le Conseil d’administration de la société SOREAD-2M, présidé par Fayçal Laraïchi, PDG de la SNRT. Alors que les deux précédents DG ont été désignés par Dahir, le ministre de la Communication aurait appris la nouvelle d’un proche par téléphone. Après Ahmed Biaz, Farid Britel, Taoufik Bennani Smirès, Larbi Belarbi, Noureddine Saïl et Mostafa Benali, il s’agit du 7ème Directeur Général que connaît la chaîne depuis son lancement le 3 mars 1989. « Chaque DG a mis une croix sur le passé et a voulu repartir de 0 ! », note un fonctionnaire de 2M. Il y a quelques mois, la grève du personnel a témoigné du malaise criard qui sévit autour de la chaîne de Aïn Sebaâ. Comme cela a été le cas à chaque prise de pouvoir, tous les observateurs se demandent si le nouveau DG va injecter du sang neuf dans les veines de 2M. (Lire la suite…)
La Star Ac reprend ses droits
La célèbre émission de télé-réalité est de retour sur le petit écran. Tout en gardant le noyau dur de son équipe d’encadrement des candidats, elle se doit d’innover pour toujours plaire à son public.

C’est parti ! Le septième volet de la Star Academy a été lancé le 23 octobre dernier sur TF1. Cette année, neuf filles et huit garçons âgés de 17 à 35 ans seront les protagonistes de la célèbre émission de télé-réalité. Du côté des professionnels du spectacle, on prend les mêmes et on recommence… (Lire la suite…)
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