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Dialogue des civilisations

Posted in Débats by hichambennani on avril 25, 2008

Penseurs en vase clos

par Hicham Bennani

Une conférence qui a eu lieu à Rabat a permis à penseurs et personnalités, originaires de plusieurs pays, de débattre sur le sujet du « Dialogue des civilisations ». Malgré la qualité des débats, le public Marocain n’a pas répondu présent.

La conférence qui s’est tenue à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Rabat du 17 au 20 avril a réuni un certain nombre de penseurs et de chercheurs venus des quatre coins de la planète, spécialisés dans les domaines politiques, économiques et religieux. Mohammed Arkoun, Régis Debray, Alain Touraine, Abdesselam Cheddadi, Ali Oumlil, Bernard Bosredon, François l’Yvonnet pour ne citer qu’eux, ont échangé leurs idées sur la conjoncture actuelle du monde et sur la façon de sortir un grand nombre de sociétés des impasses historiques dans lesquelles elles se trouvent. Des personnalités politiques ont également participé aux débats. Il s’agit notamment d’André Azoulay, conseiller du Roi, de Federico Mayor et Amadou-Mahtar M’Bow, tous deux ayant été à la tête de l’UNESCO, de Mario Soares, ancien Président du Portugal et de Candido Mendes, Secrétaire général de l’Académie de la Latinité qui a organisé cette conférence en partenariat avec la Fondation des Trois Cultures. « Toutes les interventions sont des critiques constructives, mais il n’y a pas eu de critiques militantes idéologiques, c’est ce qui est nouveau » explique Mohammed Arkoun, qui a été qualifié de « grand maître » par Aziza Bennani, représentante du Maroc à l’UNESCO. Et d’ajouter « Il fallait pour la première fois soumettre l’Occident à une critique radicale de toute l’histoire non seulement de la colonisation mais de la modernité elle-même ». Il s’agissait de la 17ème édition de conférences organisées par l’Académie de la Latinité qui se tiennent chaque année dans un pays différent. Les débats, qui seront remis à l’ONU et diffusés par la télévision brésilienne ont notamment abordé la question de l’islam, point sensible dans le monde arabo-musulman. « Nous sommes dans un pays musulman et il était normal que l’islam occupe un place importante dans les débats » souligne Amadou-Mahtar M’Bow, directeur général de l’UNESCO de 1974 à 1987. Cet ancien ami de Hassan II explique qu’à l’heure actuelle, la plus grande partie de la communauté islamique est hors du monde arabe au sens strict du terme et qu’ aujourd’hui, il y a plus de musulmans en Afrique et en Asie que dans le monde arabe. Les débats ont démontré que par exemple, la réflexion philosophique sur l’islam doit dépasser le cadre strictement arabe et englober la sphère islamique hors du monde arabe. « L’échec historique du monde musulman dans son développement économique et politique a fait que des pays comme la Syrie ou l’Irak sont allés vers le religieux. Ce religieux est devenu sans contenu, il est devenu purement défensif » résume le professeur Alain Touraine.

Un manque de communication

La liberté de pensée et d’expression était de mise lors de cette rencontre. Mario Soares a même été jusqu’à dévoiler ses convictions religieuses au public : « Je ne crois pas en Dieu, je suis agnostique ! Mais je crois au prophète parce que j’ai toujours pensé qu’il est possible de croire en un monde meilleur. Comment lutter contre l’injustice si l’on ne croit pas en la justice ?» Régis Debray, dont l’intervention a été ovationnée pense que cette manifestation était censée lui apporter des éclairages qu’il ne peut pas avoir dans un milieu franco-français sur les différences culturelles entre le Nord et le Sud de la méditerrané. Mais l’écrivain précise qu’il attendait des prises de paroles de marocains ou d’arabes qui puissent ouvrir quelques fenêtres sur la situation d’aujourd’hui. « Je suis venu chercher du neuf. Malheureusement je n’en ai pas trouvé » déplore Regis Debray. « Ce genre de rencontre vaut surtout par les corridors, les interstices et les contacts que l’on peut avoir en dehors même de la cérémonie » ajoute-t-il. Autre point noir à signaler, « les chaînons intermédiaires qui n’ont pas fonctionné » entre l’arrivée de spécialistes étrangers ou autochtones et « l’homme de la rue ». « J’aurais souhaité que la presse fasse l’écho de tout cela, qu’il y ait plus de participation marocaine. Moi, ce qui me fatigue, c’est le côté en vase clos de tout ça, c’est pourquoi j’y vais très peu » conclut Régis Debray. Alain Touraine est moins catégorique : « Lors de la manifestation en Egypte, on nous avait totalement coupé du monde des intellectuels égyptiens. Ici au Maroc, j’en ai tout de même rencontré » On déplorera également le fait qu’un certain nombre d’intervenants aient lu leur texte plutôt que se mettre en interaction avec l’amphithéâtre de la faculté de Rabat. « J’estime qu’on ne peut pas réaliser une communication didactique et toucher le public si au fur et à mesure que l’on parle on ne regarde pas les gens. » indique Mohammed Arkoun. Si certains ont donc eu du mal à se prêter au périlleux exercice de la spontanéité, d’autres comme Ali Oumlil, n’ont rien apporté aux débats de par leurs interventions. L’intellectuel qui fut ex-ambassadeur du Maroc au Liban et en Egypte a ennuyé la poigné d’intéressés encore présente dans la salle, expédiant son texte de la plus mauvaise manière. « Je ne comprends pas que le Doyen de la Faculté n’ait pas prévenu les professeurs et les étudiants pour qu’ils assistent à tout cela ! » dénonce Aziza Bennani qui a servi d’intermédiaire entre l’Académie de Latinité et le Maroc pour l’organisation de l’événement. Il est vrai que seulement une dizaine d’étudiants semblaient informés. Quant aux enseignants, ils étaient quasi-inexistants. Mohammed Ennaji qui représentait la fondation des trois cultures au Maroc explique avoir eu le sentiment de jeter une bouteille à la mer en contactant une grande partie de la presse marocaine qui n’a pas réagi. Mais quoi qu’il en soit et malgré les petits pépins habituels que rencontre ce genre de manifestations qui se déroulent dans le Royaume, le débat a eu le mérite de traiter en toute transparence de thèmes cruciaux pour le Maroc. Encore faut-il que toutes ses réflexions se fassent entendre…

Interview : Aziza Bennani

Ambassadeur, déléguée permanente du Maroc auprès de l’UNESCO.

« Mes chances de me retrouver à la place de Directeur général de l’UNESCO sont énormes ! »

Quel bilan tirez-vous de la rencontre qui a eu lieu du 17 au 20 avril à Rabat ayant pour thème la quête de l’interculturalité ?

C’était une rencontre très importante parce que le libellé du thème en lui-même suppose la question essentielle du dialogue entre les cultures, dont on parle depuis très longtemps. Il y a eu des centaines de colloques, d’écrits, de séminaires et la réalité nous montre qu’on n’avance pas dans le dialogue. Cette rencontre a reposé cette question en rapport avec l’interculturalité. D’imminents intervenants étaient présents comme les professeurs Mohammed Arkoun, Régis Debray, Alain Touraine, Abdesselam Cheddadi, Ali Oumlil. Du début à la fin Amadou-Mahtar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO ou encore Mario Soares, ancien président du Portugal nous ont honoré de leur présence. Nous ne sortons pas indemnes de ce débat. Nous retiendrons des idées que nous allons développer dans notre réflexion sur la thématique. Il faut remercier l’Académie de la Latinité qui pour la première fois a tenu une conférence au Maroc. Que le Brésil, pays organisateur, ait choisi le Maroc pour cet événement est un symbole car il y a un projet de dialogue entre le monde arabe et l’Amérique latine où le Brésil et le Maroc jouent un rôle important.

Pourquoi avez-vous été qualifiée de « cheville ouvrière » de cette rencontre par Candido Mendes ?

Monsieur Candido Mendes, secrétaire général de l’Académie de la Latinité a fait appel à moi pour organiser cette rencontre car il est difficile d’organiser un congrès de si loin (Brésil). Tout a été fait en collaboration avec la fondation des Trois Cultures qui a son siège à Séville et dont le représentant au Maroc est Mohammed Ennaji. J’ai joué le rôle d’intermédiaire et contribué à l’organisation en contactant les différents intervenants. J’ai également fait le lien avec le ministère des affaires étrangères. Dommage simplement que la faculté n’ait pas contacté suffisamment à l’avance les étudiants et les professeurs.

Quelles sont vos chances de vous retrouver à la place de Directeur général de l’UNESCO ?

Mes chances sont énormes ! Mais il ne suffit pas d’avoir de la chance, il faut aussi travailler. J’ai une certaine pudeur à parler de moi-même. Je pense que du fait de mon profil académique, de mon parcours professionnel, de ma connaissance de l’UNESCO, d’avoir présidé le conseil exécutif, d’avoir de très bonnes relations avec beaucoup de gens qui apprécient le travail fait par le Maroc par mon intermédiaire, au sein de l’UNESCO, j’ai les moyens de l’emporter. J’ai également beaucoup de chance, parce qu’il n’y a jamais eu de femme Directeur général de l’UNESCO, ni de candidature féminine à l’UNESCO. J’en suis très honorée et je me présente non seulement en tant que Marocaine, mais aussi en tant que citoyenne du monde pour dire aux autres : vos préoccupations sont les miennes, je suis à votre écoute, je veux savoir comment vous voulez que l’UNESCO du 21ème siècle soit, sachez que vos préoccupations sont prises en compte.

Quel est votre projet pour l’UNESCO ?

Ce qui fait partie de mon projet c’est de recentrer l’UNESCO sur les domaines de compétences pour lesquels elle a été créée, la recentrer sur l’accomplissement de sa mission. Essayer de faire en sorte que l’UNESCO puisse porter au niveau de la mondialisation les valeurs humaines dont nous avons tant besoin pour édifier un monde de concordances et de paix.

Que pensez-vous de la candidature égyptienne ?

Chaque personne, chaque pays qui pense avoir des chances de l’emporter est libre de se présenter. C’est le jeu de la démocratie. Maintenant chacun va travailler à sa façon selon le style qui lui est propre et le travail de son pays. Tout ce que je peux dire pour l’instant puisqu’on ne connaît pas la liste complète des candidats, c’est que les choses ne vont pas se jouer uniquement entre le Maroc et l’Egypte. Il ne faut pas se tromper. A chaque élection, il y a une dizaine de candidats. Chacun va annoncer son programme, sa vision, le projet concret qu’il a sur l’UNESCO et les états membres vont comparer tout cela. Que le meilleur gagne. Bien entendu je voudrais que ce soit le Maroc.

Vous ne préférez donc pas donner d’opinion sur le candidat égyptien et son projet ?

J’ai décidé, comme ligne de conduite, comme approche déontologique, de ne pas faire de commentaires sur les candidats. Quel que soit le commentaire que je puisse faire, il pourra être interprété autrement que ce que j’aurais voulu exprimer. Je le répète, ce sont les états membres qui vont décider. Tous mes efforts doivent se concentrer sur le projet que je suis en train d’élaborer pour l’UNESCO.

Si vous réussissez, quelles seront vos ambitions ?

Le contexte dans lequel à été créé l’UNESCO n’est pas celui d’aujourd’hui. Nous avons besoin d’adapter sa mission aux attentes d’aujourd’hui. Il y a eu un problème de gouvernance qu’il faut revoir à la lumière du développement parce que le nombre des Etats membres de l’UNESCO a augmenté. Les problèmes de gestion se sont accentués… C’est une préoccupation parmi d’autres. Aujourd’hui, l’UNESCO doit se concentrer davantage sur la diffusion de nouvelles pratiques, pour que tous les Etats membres puissent atteindre les objectifs de Dakar et du millénaire, parce que l’UNESCO est l’organisation intellectuelle du système des Nations Unis, c’est une institution éducative et culturelle. Elle se doit de contribuer à l’élaboration d’un avenir meilleur pour la grande famille humaine.

BIO

1943 : naissance à Rabat
1994 à 1998 : première femme à accéder au poste de ministre au Maroc (ministre de la culture)
Depuis 1998 : Ambassadeur et Déléguée permanente du Maroc auprès de l’UNESCO
2007 : présente sa candidature pour le poste de Directeur général de l’UNESCO

Extrait du discours d’André Azoulay

Président de la fondation Euro-méditérrannéenne Ana Lindt.
Acclamé par le public, le conseiller du Roi s’est largement démarqué par ses qualités d’orateur.

« Quel est ce monde que nous laissons à nos enfants ? »

«Si nous avions dans la salle ce soir des étudiants qui normalement fréquentent cet amphithéâtre, et nous entendaient parler d’interculturalité, de choc des civilisations ou de dialogue, ils nous écouteraient bien évidemment, mais ils auraient à l’esprit les dernières nouvelles qu’ils auraient entendu chez eux, la veille, ce soir, ou demain. Ils auraient simplement à la mémoire le fait qu’ en Irak, en Palestine et en Israël deux cent personnes sont mortes pour la seule journée d’hier. Elles ne sont pas mortes parce que c’était la religion qui l’imposait, ni parce que c’étaient des civilisations qui s’affrontaient, ni parce que c’étaient des spiritualités différentes qui étaient en équation. Elles sont mortes pour des raisons politiques. Si ces morts étaient les victimes de ce prétendu « choc », notre débat serait différent. Qui aurait pensé il y a quarante ans que nous allions nous réunir pour dire que l’on peut être d’Occident ou d’Orient, Juif, Musulman, ou Chrétien pour vivre normalement ? Nous étions sur d’autres idéologies, d’autres ambitions à l’époque. Quel archaïsme ! Quel est ce monde que nous laissons à nos enfants ? Nous étions plus modernes, plus sages, plus responsables il y a un demi-siècle. Cette approche n’est pas celle du pessimisme mais celle du réalisme. Cette lecture peut nous approcher de la solution et nous ouvrir la voie. M’exprimant ainsi à Rabat, en tant que Marocain parlant du monde arabo-musulman et notamment de l’Islam, moi qui ne suis pas musulman mais qui suit arabe d’une autre confession, j’ai le sentiment que j’ai une position privilégiée. Ce privilège n’est pas le mien. Il est celui de mon histoire, de ma mémoire. Cette histoire et cette mémoire sont celles qui ont fondé à la fois mon pays, ma nation et mon peuple. Je n’ai pas simplement le devoir du conseiller de Sa Majesté que je suis, mais la responsabilité d’un citoyen du monde. Notre univers d’aujourd’hui a plus que jamais besoin de ce message marocain. Nous ne sommes pas très nombreux à pouvoir le conceptualiser, à pouvoir l’exprimer et à pouvoir le dire à chacun d’entre vous en témoignant de la réalité qui n’est pas celle de la rhétorique, ni celle de théorie, mais simplement celle de notre vécu.»

Interview : Alain Touraine

Sociologue, directeur de recherche à l’Ecoles des hautes études en sciences sociales (EHESS).

« Le Roi actuel n’a pas encore bien trouvé ses marques »

Que pensez-vous de cette manifestation dans son ensemble ?

Je suis profondément satisfait. C’est souvent fatiguant, lassant, parce qu’il y a une grande diversité de modes d’expression, mais dans le monde où nous vivons, cet ensemble, petit et modeste a beaucoup plus d’unité qu’on ne le pense. Je trouve que c’est très important pour nous de faire cet effort en particulier en terre arabo-musulmane. Parce que je suis profondément convaincu que ce que je dis dans un contexte qu’on peut appeler occidental, vaut en théorie de la même manière dans le monde arabo-musulman. J’espère qu’ici comme en Turquie (de manière différente) et j’espère un jour en Iran, on verra s’élaborer des pensées plus complexes qui reconnaissent un rôle à la religion à condition qu’elle ne soit pas théocratique. Il n’y a pas moyen d’éviter la séparation du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Le début de l’Occident commence par la guerre du pape et de l’empereur et par la guerre du pape et du roi de France. C’est impossible de ne pas en passer par là. Il y a des pays qui ont fait un gros effort dans ce sens, je pense notamment à l’Inde et à la Corée qui doit son succès au fait qu’il y a une proportion de chrétiens importante en particulier protestants. Il n’y a pas de moyens d’éviter la rupture des systèmes totaux. Je ne veux pas dire forcément totalitaires, mais totaux, globaux, enfermés sur eux-mêmes, et où il n’y a plus qu’une seule relation qui existe, c’est le citoyen et l’étranger ou l’ami et l’étranger. Par conséquent l’ami est l’ennemi au sens de Karl Schmidt. Et ceci est la catastrophe absolue.

Vous parlez de religion. Quel regard portez-vous sur sa place au Maroc ?

Parlons concrètement. Au Maroc, nous avons eu un Palais très fort au temps d’Hassan II, personnalité violente mais efficace. Mohammed V était le symbole de la libération et de l’indépendance, maintenant le Roi actuel n’a pas encore bien trouvé ses marques. Il avait commencé très brillamment à propos du code de la famille, on attend qu’il prenne des positions. La chose à retenir, c’est que le Maroc, pays où il y a des libertés, où il y a des discours, reste avant tout un pays de pauvres et de gens dépendants. Ces gens ne trouvent pas d’autres expressions que l’islamisme radical. On peut dire que le Maroc est aujourd’hui un pays où il y a la cour et l’islamisme radical. Cela n’a pas toujours été comme ça. Ce que Benbarka a représenté, ce que les Bouabid ont représenté, tout cela constituait d’éventuelles solutions. Je me souviens d’ un ministre socialiste qui n’incarnait rien. Dans l’intérêt du Maroc comme nation, il faut qu’on arrive a rétablir le dialogue, à incorporer dans la culture du pays, des thèmes qui ont été pris en main par les islamistes radicaux qui ne sont pas seulement des radicaux, mais ceux qui prennent en main, comme c’est le cas en Palestine, tout ce qui concerne la vie culturelle. Le Maroc a un fort développement, de forts investissements étrangers, un fort tourisme…On sent des transformations certes…, mais il faut actuellement recréer un terrain de développement économique, d’autonomie de liberté culturelle et éducationnelle. La situation du Maroc est meilleure que celle de l’Algérie par exemple pour ne pas la comparer au Soudan, et elle est moins artificielle que la situation égyptienne. Il faut construire un espace culturel autour des valeurs générales et d’une pluralité d’expressions culturelles et religieuses.

Vous êtes donc optimiste pour le Maroc ?

On est tellement pessimistes sur un grand nombre de pays qu’on ne peut être qu’optimiste ! Ce dont nous avons le plus besoin au niveau du monde, c’est de quelques pays qui fassent le pont entre le Nord et le Sud. Le meilleur pont actuellement c’est le Brésil. L’Inde ne peut pas le faire facilement à cause de sa pluralité culturelle. Je dis le Brésil, je peux dire aussi le Maroc.

Le Journal Hebdomadaire, avril 2008

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