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Zidane et Ronaldo au Maroc

Posted in Sport by hichambennani on novembre 27, 2008

Aji tchouf Zizou ou Gronaldo

Zidane et Ronaldo ont joué à Fès. Un match de gala ou quand le foot rencontre le people.

 

Par Hicham Bennani


Lundi 17 novembre. L’horloge affiche 12h lorsque le jet privé de Zinedine Zidane atterrit sur la piste de l’aéroport international de Fès. 8 ans après un certain Maroc – France (1-5), le Français d’origine algérienne plante ses crampons sur une pelouse marocaine. La star brésilienne Ronaldo est du voyage. Lunettes de soleil, jean, blouson et boule à zéro bien soignée, le look de Zizou n’a pas changé. On ne peut pas en dire autant de l’attaquant brésilien, méconnaissable. Blessé depuis le début de l’année, celui qu’on appelle « Il Fenomeno » n’a sans doute pas jugé utile de rendre visite à son coiffeur depuis qu’il est absent des terrains. Vêtu d’un survêtement, l’idole du pays du foot a pris de l’embonpoint. A Fès, il signe un retour attendu par toute la planète foot (et son cortège de sponsors et annonceurs) depuis sa blessure en février avec le Milan AC où il évolue. Zizou et le Fenomeno quittent le tarmac de l’aéroport comme des chefs d’Etat. A bord d’un van de luxe, ils se dirigent à vive allure vers l’hôtel Jnane Palace, escortés par deux voitures de polices qui balayent sur leur passage les automobilistes à coups de gyrophares et de sirènes. Bienvenue au Maroc.

 

Stars et « amis » de stars

Zidane et Ronaldo, en dignes ambassadeurs du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), ont fait appel à 68 joueurs de football, retraités ou en activité pour soutenir bénévolement la lutte contre la pauvreté dans le monde. La recette du match opposant les « amis de Zidane » aux « amis de Ronaldo » servira la cause. Les Lions de l’Atlas étaient invités par Zidane, mais la fédération de football a décliné l’invitation. « Nous voulions éviter les risques de blessures» nous explique un responsable à la fédération marocaine. Question de priorité. Mais les yeux regardent ailleurs, du côté des « amis » de Zizou et du Fénomeno. De grands noms sont attendus au Jnane Palace. Le Brésilien Dida, ancien gardien de but du Milan AC, le Français Christian Karembeu, champion du monde 1998, Santiago Canizares, Grégory Coupet…et une invitée de marque, oui, une femme : la compatriote de Ronaldo, Marta Vieira Da Silva, trois fois élue meilleure joueuse au monde. Côté marocain, pratiquement toutes les anciennes stars encore capables de taquiner le ballon rond sans risquer la crise d’arthrose sont là : Aziz Bouderbala, icône du Mondial 1986, Rachid Daoudi, star du Wydad des années 1990, et le trio Noureddine Naybet -Youssef Chippo -Salaheddine Bassir, héros du Mondial 1998. Baddou Zaki, ex-entraineur des Lions de l’Atlas, prendra part sur le banc de touche, pour coacher les « amis de zizou ».

Peu nombreux à l’aéroport, les fans venus accueillir tout ce beau monde se comptent également sur le bout des doigts dans le hall de l’hôtel. « Par mesure de sécurité, nous n’avons pas communiqué sur les heures et lieux d’arrivée des joueurs », nous explique un membre du comité d’organisation. En revanche, un régiment de journalistes est sur place, accourus des points cardinaux du royaume mais aussi d’Europe (France, Angleterre, Italie) et d’Amérique (Brésil). « J’aimerais bien parler à Zidane et Ronaldo, mais pour leur poser des questions précises sur le calcio (championnat italien) et sur eux-mêmes» nous indique par exemple Stefano Boldrini, au nom de la Gazzetta Dello Sport, quotidien sportif de référence en Italie, qui n’a pas fait le déplacement pour rien.

 

Zizou marque, Gronaldo gagne

Il est 13h lorsque Zidane fait son apparition dans le hall d’entrée. Le regard fuyant, la star esquisse un timide sourire devant les flashs des journalistes avant de se réfugier dans sa chambre, bien encadré par des malabars de service. Ronaldo arrive deux minutes après. Une poignée de supporters l’encerclent. Parmi eux, un fan se fait remarquer : c’est le sosie du brésilien. Comme Zidane, Ronaldo ne s’attarde pas dans la foule des journalistes. Ce qui n’est pas le cas des légendes marocaines comme Bassir ou Zaki, qui succombent aux demandes d’autographes sans se faire prier.

A 14h, plusieurs stars déjeunent dans le restaurant de l’hôtel. Sans Zidane et Ronaldo. «Ils ameuteraient trop vite les foules», nous déclare cet organisateur, comme pour se justifier. Au resto, les Marocains Ouaddou et Kabous cassent la croûte, en devisant sur le Maroc du foot et les choses de la vie. A la table d’à côté, Christian Karembeu a fait le déplacement, mais sans sa top modèle de femme Adriana. Dommage. « J’adore le Maroc, je viens souvent en vacances avec ma femme », nous lance le mari à qui vous savez.

La conférence de presse commence à 17 heures 30 au stade de Fès. Elle ne dure que 10 minutes. En guest stars bien sûr : Zidane et Ronaldo. « C’est la première fois que j’organise un match hors d’Europe. Je suis très touché d’être au Maroc, l’un des pays de cette Afrique du Nord dont je suis originaire » lâche un Zidane, soucieux de prouver l’intérêt qu’il porte au royaume. Ce sera tout ou presque. Court, court, mais bon, c’est Zidane, une star, son temps, comme dit l’adage, vaut de l’or. Alors on profite, on admire. Et on se tait.

Et le match ? Il a démarré comme prévu à 18h. L’ambiance autour du rectangle vert est bon enfant, à mille lieux des scènes de violence qui caractérisent habituellement les stades du royaume. Familles de Fès et amoureux du beau jeu ont répondu présent au rendez-vous. Le prix des billets va de 50 à 1000 dirhams, ce qui explique sans doute que le stade est à moitié vide. « C’est toujours comme ça à Fès, soit il y a tout le monde, soit il n’y a personne » commente un supporter fassi, un peu sévère. 25.000 spectateurs, un record pour le stade de Fès, ont tout de même assisté à un match de gala qui a tenu toutes ses promesses. Zizou a planté un but, il a tenu 80 minutes sur ses deux jambes. Pas mal pour le plus célèbre retraité de la planète. Le public le sait, lui qui n’a d’yeux que pour le « m3alem », le maestro, dont les exploits sont dans toutes les mémoires. Moins en jambe, celui qu’on surnomme aussi « Gronaldo » (pour sa tendance à prendre du poids), ne joue que les 20 premières minutes. Quelques applaudissements et puis s’en va.

A la mi-temps, l’ancien président du Real Madrid Fiorentino Perez, qui avait recruté Zidane en 2001 et Ronaldo en 2002, apparaît dans la tribune d’honneur. Patient, il signe les autographes et sacrifie à la séance photo avec le sourire. Sympa. Marta, la protégée de Gronaldo, fait une entrée remarquée juste après la mi-temps. Elle est même à l’origine d’un but. En fin de match, Bassir se tord malencontreusement la jambe. Au terme des 90 minutes, le score fleuve prouve que les joueurs ont tout donné: 6 buts à 5 en faveur des « amis de Ronaldo ». Le Brésilien a gagné mais, à l’applaudimètre, le boss, c’est incontestablement Zizou.

 

Bassir blessé ou bikheer

A 21 heures, retour au bercail pour les joueurs. Sous la coupole du Jnane Palace, les footballeurs arrivent au compte goutte. Grégory Coupet nous livre ses impressions, à chaud : « Même dans un match amical, il existe des risques de blessures, la preuve : Bassir s’est blessé». Mais plus de peur que de mal pour Bassir, qui nous rassure clopin-clopant : « Tranquille, tranquille, ça me passera ». Non loin de là, à la réception, le grand Dida, champion du Monde en 2002, attend ses clés comme un client lambda.

Bassir revient un quart d’heure plus tard, revigoré mais boitillant. Il rejoint les stars marocaines du mondial 1998 au lounge de l’hôtel, dans une ambiance sereine et tamisée. « Il y a six ans que je n’avais pas joué contre des joueurs comme Zidane et Ronaldo. Participer à une rencontre au Maroc avec eux pour lutter contre la pauvreté, c’est du pur plaisir pour n’importe quel joueur » nous déclare Naybet.

Plusieurs joueurs finissent la soirée à la discothèque de l’hôtel. Dans la peau d’un vrai ambassadeur, Zizou repart le lendemain à 8h. De nature plus fêtarde, le phénomène Gronaldo, qui devait normalement partir à 10h, ne quitte les lieux qu’à 16h30. Il a loué un jet privé pour la circonstance. C’était peut-être la dernière fois que l’enfant terrible du football brésilien se frottait à des joueurs encore en exercice. « J’hésite encore, mais il est possible que j’abandonne définitivement le foot », déclare Ronaldo à des confrères italiens. Alors, qui sait, à Fès, on a peut-être vu pour la dernière fois le héros carioca sur un terrain de football.

Article paru dans TelQuel, numéro 348

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2 Réponses

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  1. belem aziz le futur zidane said, on juin 26, 2009 at 10:31

    bonjour moi c’est belem un jeune footballeur et eleve vivant en côte d’ivooire abidjan qui veux joué comme zidane mai les parant non pas les l’arjant pour le maitre dans un club ou un centre de formation de football et je cherche en cor si vous pouvié m’aide aide moi stp mon msn c’est belemfootballeur@hotmail.fr ou belemzidane@hotmail.fr merci les riche n’aide plus les enfant de peauvre sa ché que dieu vous voit la tesre est notre temoin merci bay

  2. serrurier strasbourg said, on janvier 23, 2011 at 1:35

    coucou.
    Un ptit coucou pour vous souhaiter la bonne et également heureuse année 2011 !
    Plein de bonnes choses


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