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Mohammed Kacimi

Posted in Culture by hichambennani on février 12, 2008

Un patrimoine marocain à l’abandon

par Hicham Bennani

Depuis la mort de Mohammed Kacimi, rien n’a été fait pour conserver et entretenir son oeuvre, malgré les tentatives de ses amis. Les problèmes d’héritage gèlent toujours l’épineux dossier.

En août 2003, Mohammed Kacimi fait part de sa volonté de créer une fondation. Il souhaite faire de son lieu de résidence le siège d’une association où poètes, peintres, musiciens et artistes en général pourraient se rencontrer. Cet espace de vie inclurait aussi des ateliers d’animation artistique pour les jeunes. Trois mois plus tard, le peintre disparaissait sans avoir eu suffisamment de temps pour réaliser son projet. Se réunit alors un petit noyau d’amis de l’artiste fermement déterminés à exhausser son voeu. Il s’agit de l’écrivain Edmond Amran El Maleh, du peintre Miloud Labied, du peintre Fouad Bellamine, de l’écrivaine Marie Redonnet et de l’intellectuel Bernard Prince. Le poète Abdellatif Laâbi, le romancier Abdelkébir Khatibi, l’architecte Abderahim Sijilmassi, le poète Mohamed Bennis ou encore le psychanalyste Jalil Bennani, pour ne citer qu’eux, rallieront très rapidement ces hommes clés. Le 2 décembre 2003, ils parviennent à réunir une centaine de personnes lors d’une première réunion qui se tient dans la demeure de Mohammed Kacimi dans le quartier des « Vieux marocains » à Témara (plage de El Harhoura), à l’invitation de Batoul, fille de Kacimi. Et puis, plus rien. Ni association, ni fondation ne verront le jour. Pire encore, les œuvres du peintre dépérissent depuis 4 ans. Les petites rencontres entre amis qui se sont tenues pendant cette période n’ont rien changé. Elles n’ont fait qu’alimenter le désespoir. Comment expliquer ce statut quo ? Pourquoi un peintre de l’envergure de Kacimi reconnu mondialement et pleuré par les plus grands ne bénéficie-t-il pas d’un traitement particulier au Maroc ? (more…)

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Peintre marocain

Posted in Culture by hichambennani on février 10, 2008

L’éruption Hassani

Après deux ans sans avoir présenté ses œuvres au grand public, le peintre se lance dans une exposition inédite le 23 février. Nouveau tournant pour l’artiste ou simple manifestation ?

Jusqu’au 18 mars prochain, les tableaux de Saâd Hassani seront exposés à la Galerie Tindouf de Marrakech. Une initiative de Boubker Temli, ami de longue date du peintre. « Cela fait très longtemps que je harcèle Boubker qui est mieux placé que quiconque pour me faire une expo » explique Hassani. Et d’ajouter : « J’ai trouvé que c’était assez généreux et flatteur. » La galerie Tindouf qui vient d’être inaugurée par une exposition collective, accueille à cette occasion le premier vernissage personnel d’un peintre. Agé de 60 ans, l’artiste travaille lentement, il n’expose que tous les deux, trois ans et reste convaincu que chaque événement de cet acabit peut constituer un renouveau. Le créateur qui a puisé sa force dans la mémoire de son père, disparu depuis 30 ans, va donc se concocter une deuxième jeunesse. C’est en tout cas l’avis de ses amis les plus proches. Le réalisateur Abdelhaï Laraki assiste à ses expositions avec assiduité depuis une vingtaine d’années et le soutient dans ses périodes de création. « Il travaille surtout dans le stress, ses meilleures créations sont celles qui ne sont pas réfléchies…Il peut rester quatre mois sans rien faire » raconte Abdelhaï Laraki en ajoutant que plus le peintre est affaibli, plus il surprend : « quand les choses commencent à sortir c’est un véritable volcan !» (more…)

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