Maroc Infos

Festival de Jazz de Rabat

Posted in Culture by hichambennani on juin 14, 2008

Musique sans jase

Le festival de Jazz de Rabat en est déjà à sa 13e année. Quel bilan tirer de cette édition ? Que faudrait-il pour qu’il continue à évoluer dans le bon sens ?

A mille lieux du gigantisme de Mawâzine, le festival Jazz au Chellah, a pris un peu plus de poils de la bête lors de ce 13e volet. Chaque année, cet événement qui propose une fusion entre jazz européen et musiques marocaines, séduit les férus de jazz rbatis. Autour de 6500 personnes se sont déplacées sur le féerique site du Chellah du 12 au 16 juin. Dans un esprit bien à lui, loin de TANJAzz ou de JAZZablanca, le festival de jazz de Rabat a offert un vol pour l’inconnu au public, composé de la crème de Rabat (malgré le coût de l’entrée qui était de 10 à 30 dirhams). Un véritable tour d’Europe a eu lieu durant ces cinq jours. Jazz oriental, électro jazz, musique du monde revisitée, fusions, classic jazz.. rien n’a été laissé au hasard. Ou plutôt, tout a été laissé au hasard, les artistes jouant d’improvisations et de vrilles symboliques. (more…)

Publicités
Tagged with: , ,

Festival Mawâzine

Posted in Culture by hichambennani on mai 25, 2008

Mawâz’in

par Hicham Bennani et Aïda Semlali


Dee Dee Bridgewatercredit (photos Driss Ben Malek)

Dee Dee Bridgewater (photo Driss Ben Malek)

Le Festival Mawâzine enrichit sa programmation et annonce cette année la couleur : jouer dans la cour des grands festivals du monde. Ambiance, coulisses et indiscrétion, immersion dans une édition pas comme les autres.

16 mai. La date pouvait éveiller de biens mauvais souvenir. Mais ce jour-là, soit très exactement cinq ans après les attentats de 2003, les Rbatis et les visiteurs venus d’autres villes n’avaient d’yeux que pour le démarrage du festival Mawâzine Rythmes du Monde. Après une spectaculaire parade dans la capitale sur le Boulevard Mohammed V et des feux d’artifices, la légende Georges Benson a officié aux pieds des Oudayas pour ouvrir un festival qui, d’emblée, a donné le ton : l’heure est à la fête et à l’ouverture sur les cultures du Monde. Volonté implicite ou hasard du calendrier, à une triste date s’est substituée une autre, marquant le nouveau départ d’un festival appelé dès cette édition à devenir grand. (more…)

Tagged with: , ,

Magistrale symphonie

Posted in Culture by hichambennani on février 2, 2005

Un concerto pour deux pianos de Francis Poulenc sera joué à l’Opéra samedi prochain par l’artiste Myriam Farid.

Mardi dernier a eu lieu à l’Opéra du Caire un récital de musique classique interprété en solo par la pianiste égyptienne Myriam Farid. « J’ai choisi de ne jouer que des coups de cœur, c’est un répertoire de mon choix », explique la musicienne qui a ébloui l’assistance avec les partitions des compositeurs allemands et russes Jean-Sébastien Bach, Beethoven, Sergheï Rachmaninov et Sergueï Prokofiev. L’artiste a dédié sa vie au piano. « On a toujours eu un piano à la maison ; j’avais toujours les doigts sur cet instrument. C’est ma mère qui m’a poussée à en faire mon métier », raconte-t-elle avec un petit accent québécois.

Son parcours est atypique. Née au Congo (à Kissantou), où son père occupait un poste à l’Unesco, elle rejoint le Canada à l’âge de quatre ans. Un an plus tard, elle étudie le solfège et apprend à jouer au piano au Conservatoire Val d’or avec le professeur russe Michel Koslovisky, qu’elle qualifie de « grand maître ». Elle poursuit ensuite son apprentissage en multipliant les expériences et en voyageant à travers le monde. A 26 ans, elle obtient une Maîtrise en interprétation au Conservatoire de musique de Montréal. C’est à partir de ce moment que Myriam Farid fera de son art un métier.

(more…)

Tagged with: ,